Le grand oral de clôture. Deux jurys, présidés par vous, et une semaine de préparation derrière chaque discours.
Réservez deux salles. Les deux jurys siègent en même temps et ne peuvent pas
s'entendre : dans une seule pièce, chacun écoute l'autre et personne ne travaille.
Prévoyez un enregistreur par salle. Affichez « salle Démosthène » et
« salle Cicéron » sur les portes : c'est plus rapide à dire
que « le jury A » et ça donne le ton.
Deux choses à annoncer avant de commencer.
L'ordre de passage n'est pas neutre : les premiers manquent de repère,
les derniers subissent l'attente. Si c'est noté, dites-le et tenez-en compte.
Et les questions du jury font partie de l'épreuve, sinon les mieux préparés
s'effondrent au moment où on leur parle.
Un critère par membre du jury, celui qu'il a travaillé pendant le cycle. Ils sont évalués exactement sur ce qu'on leur a fait travailler.
Debout, tous ensemble, avant le premier passage. Personne ne parle bien à froid : sans échauffement, c'est le premier candidat qui paie pour tout le monde.
Le souffle
Appuyez pour commencer.
1:40Collez la liste de la classe, un prénom par ligne. La répartition envoie chacun dans sa salle, fixe l'ordre, et désigne qui préside chaque passage.
Sept ou huit personnes par jury, celles que le tirage vient de réunir. Il n'y a pas de jury extérieur : vous vous évaluez entre vous. Après cinq séances de grilles, vous savez le faire.
Les questions que vous posez sont notées elles aussi : un jury qui ne demande rien prive le candidat de la moitié de son épreuve.
…
Faites la répartition à la diapo 4.…
Faites la répartition à la diapo 4.Chaque jury désigne un rapporteur. Il présente à l'autre groupe trois constats sur les critères. Pas un classement, pas de noms.
Ils viennent d'être jugés.
Ils jugent à leur tour.
Après la première séance, vous vous êtes filmé chez vous en refaisant votre éloge, et vous avez rempli une grille sans montrer la vidéo à personne. C'est cet enregistrement-là qu'on reprend.
Comparez-le à ce que vous venez de faire. Une phrase chacun, pas plus.
« Il nous faut de l'audace,
encore de l'audace,
toujours de l'audace. »
Danton · Assemblée législative, 2 septembre 1792