- Un fait donné dans la dépêche et oublié à l'antenne
- Un chiffre annoncé, et s'il est juste
- Une chose inventée qui n'était pas dans la dépêche
Votre groupe est une rédaction. Dans une heure, vous passez à l'antenne.
Tous les journaux télévisés du monde suivent à peu près la même architecture. La connaître, c'est déjà savoir quoi dire et dans quel ordre.
Personne ne les invente sur le moment. Ce sont elles qui font tenir un direct debout.
Un journaliste passe son temps à répéter ce que d'autres lui ont dit. C'est le point de langue du métier.
Quand l'information n'est pas confirmée, un journaliste ne dit jamais « c'est ». Il passe au conditionnel. C'est un réflexe de métier, et c'est du B1.
Il y aurait une vingtaine de blessés.
Le concert aurait été annulé.
Le suspect se serait enfui vers le nord.
Il y a vingt blessés.
Le concert a été annulé.
Six rôles par groupe. À cinq, le chroniqueur tient aussi la régie. Tout le monde parle : un JT ne se fait pas sans l'un d'entre eux.
Douze dépêches sur le fil. Votre rédaction en choisit deux : une pour le duplex, une pour l'invité. Cliquez sur une dépêche pour la lire en grand.
Quinze minutes. Répartissez les rôles, choisissez vos deux dépêches, écrivez vos lancements et vos questions. Le reste s'improvise. Répétez une fois en entier, chrono en main.
Pendant qu'un groupe passe, les autres ne regardent pas : ils travaillent. Chacun reçoit un poste et le garde pour tous les journaux. À la fin, chaque poste rend compte.
La régie du groupe qui passe tient cet écran. Un sujet se termine : on appuie sur « sujet suivant », même si ce n'est pas fini.
Chaque poste rend compte, dans l'ordre. On s'appuie sur ce qui a été noté, pas sur des impressions.
Les phrases à réutiliser la prochaine fois. Lisez-les à voix haute, une dernière fois.
Choisissez le JT d'un autre groupe. Écrivez votre prénom, le groupe, et trois phrases. Trois minutes, vous me donnez la feuille en sortant.
C'était votre journal.