Chut…

Elle disait
toujours…

Et si quelques mots suffisaient pour faire apparaître quelqu’un ?

Production écrite Niveau B2 Démonstration pédagogique · 45 minutes

On écoute, on regarde, on comprend la langue, on transforme, on écrit, on révise, on donne à lire. Une chanson pour commencer, le texte « Le mardi, à six heures », le discours rapporté dans un récit au passé, la machine à remplacer, un portrait de 60 à 90 mots, deux productions fictives à réviser, deux questions pour vérifier.
Classe simulée : les propositions d’apprenant·es sont des exemples préparés, affichés à la demande, jamais présentés comme des réponses recueillies.

Une jeune femme écrit dans un carnet en tenant la photographie d’une femme âgée. Un trait relie la photo à la page.

Le sens de la famille · Grand Corps Malade et Leïla Bekhti · ouvrir sur YouTube

Première partie · On écoute · 0–3 minTends l’oreille !

Une chanson qui ne dit jamais « je t’aime »

Pendant l’écoute, notez une chose concrète : un objet, un lieu, un geste, une heure. Pas ce que vous ressentez.

?Qu’est-ce qui peut nous faire penser à quelqu’un : une grande déclaration ou parfois un tout petit détail ?

Exemple préparé · proposition d’apprenant·eModèle à comparer · réponse possible

Parfois, un geste ou une phrase suffit.

un geste, une phrase : un détail

relanceEst-ce qu’un détail peut parfois raconter davantage qu’un adjectif ? C’est ce que nous allons observer.

Entrée étape suivante
Le texte modèle · un exemple, pas un modèle à copierLe mardi, à six heures

Tu habitais deux étages en dessous. Ta porte n’était jamais fermée à clé, et ça inquiétait tout le monde sauf toi.

Le mardi, à six heures, tu montais l’escalier avec deux sacs. Un pour toi, un pour le troisième étage.

Tu disais toujours qu’un immeuble sans bruit, c’est un immeuble mort.

En février 2019, l’ascenseur est resté bloqué onze jours. Tu as monté les courses de la dame du cinquième tous les jours, sans qu’elle demande.

Tu disais toujours que ça ne comptait pas, que c’était sur le chemin.

Tu gardais un tournevis dans la poche de ton manteau. Pour les boîtes aux lettres, disais-tu. Je n’ai jamais vu personne s’en servir autant.

Tu disais toujours qu’on se reverrait au mois d’août. Le mardi, à six heures, l’escalier est silencieux.

Un clic sur un morceau le surligne. Ici, l’auteur dit « tu » et répète une phrase : ce n’est pas obligatoire.
une habitudeun détailune parolela fin
Deuxième partie · On regarde · 3–9 minOuvre l’œil !

Le texte modèle

Lisez ce court portrait. Pendant votre lecture, cherchez ce qui vous permet d’imaginer cette personne.

1Quelle personne imaginez-vous ?

2Quel détail vous paraît particulièrement important ?

Exemple préparé · proposition d’apprenant·eModèle à comparer · réponse possible

On comprend que cette personne avait des habitudes précises.

relancePouvez-vous identifier un passage qui nous montre cette habitude ?

3Est-ce que le narrateur explique directement tout ce qu’il ressent ?

relanceQu’est-ce qui nous permet de le comprendre ?

Entrée étape suivante
Deuxième partie · On regarde · 3–9 minTiens ?

Quatre indices pour faire apparaître une personne

1Une habitudeCe qui revient : un jour, une heure, un geste.Le mardi, à six heures, tu montais l’escalier avec deux sacs.
2Un détail concretUn objet, un chiffre, un lieu qu’on ne pourrait pas inventer.Tu gardais un tournevis dans la poche de ton manteau.
3Une parole caractéristiqueUne phrase qu’elle disait, qu’on entend encore.Tu disais toujours qu’un immeuble sans bruit, c’est un immeuble mort.
4Une fin qui ne conclut pasUn dernier fait, et on s’arrête : pas de morale.Le mardi, à six heures, l’escalier est silencieux.

?Si je supprime le détail le plus précis du texte, qu’est-ce que je perds ?

En février 2019, l’ascenseur est resté bloqué onze jours. Tu as monté les courses de la dame du cinquième tous les jours, sans qu’elle demande.

Nous avons vu comment un détail fait apparaître une personne. Mais il y a aussi ses paroles. Regardons une phrase du texte.

Entrée étape suivante
Troisième partie · On comprend la langue · 9–18 minÉcoute…

Une phrase du texte

Discours indirect · le texte modèle

Tu disais toujours qu’on se reverrait au mois d’août.

1Qui parle dans cette phrase ?

2Est-ce que nous entendons directement les mots de la personne ?

3Comment pourrions-nous faire entendre sa voix autrement ?

Discours direct · reconstitution possible

Tu disais toujours : “On se reverra au mois d’août.”

La version directe est une reconstitution pédagogique, pas une citation attestée de la personne décrite.
« que » disparaît quand on passe à la citation directeon se reverrait → on se reverra, dans cette reconstitutionle conditionnel « reverrait » : un futur envisagé depuis un moment passé, pas une hypothèse
Entrée étape suivante
Troisième partie · On comprend la langue · 9–18 minDeux voix.

Faire entendre sa voix : le discours rapporté

Discours direct

Elle me disait toujours : “Tu vas y arriver.”

Discours indirect

Elle me disait toujours que j’allais y arriver.

1Ces deux phrases rapportent-elles la même idée ?

2Entend-on la voix de la personne de la même manière ?

3Quels changements observez-vous ?

Exemple préparé · proposition d’apprenant·eModèle à comparer · réponse possible

Dans la deuxième phrase, “tu” devient “je”.

relanceTrès bien. Pourquoi ? À qui s’adressait-elle au départ ? Et qui raconte maintenant ?

tu → jevas → allaisLa deuxième phrase est rapportée depuis le point de vue du narrateur, dans un récit au passé.
Entrée étape suivante
Troisième partie · On comprend la langue · 9–18 minRegarde bien.

Trois transformations

1
Discours direct · Le pronom, le temps et le repère temporel

Elle me disait : “Je reviendrai demain.”

Discours indirect

Elle me disait qu’elle reviendrait le lendemain.

je → ellereviendrai → reviendraitdemain → le lendemain

Le point de référence est dans le passé : le futur de la parole devient un conditionnel, un futur par rapport à ce passé ; « demain » s’adapte à la perspective du narrateur : « le lendemain ».

2
Discours direct · Le futur dans le passé

Elle me disait : “Je serai toujours là.”

Discours indirect

Elle me disait qu’elle serait toujours là.

je → elleserai → seraitle repérage temporel du récit
3
Discours direct · Le conseil ou l’ordre

Elle me disait : “Prends ton temps.”

Discours indirect

Elle me conseillait de prendre mon temps.

le verbe introducteur : conseillerde + infinitifton → mon
Nuance. Rien de mécanique : ces adaptations dépendent du moment où la parole est rapportée, du point de vue du narrateur, de la situation d’énonciation, et de ce qui reste vrai au moment du récit.
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Troisième partie · On comprend la langue · 9–18 minHum…

Une réponse imparfaite : comment guider ?

Transformez cette phrase au discours indirect. Elle me disait : “Tu peux recommencer.”

Exemple préparé · proposition d’apprenant·eModèle à comparer · réponse possible

Elle me disait que tu pouvais recommencer.

Ce qui fonctionne déjà. Vous avez bien utilisé la construction avec que.

?Imaginons qu’elle s’adressait à moi. Quand je raconte ses paroles, est-ce que je parle encore de tu, ou de je ?

Exemple préparé · version réviséeVersion révisée · à comparer

Elle me disait que je pouvais recommencer.

Nous avons conservé le sens de la phrase en adaptant le pronom au point de vue du narrateur.

Entrée étape suivante
Troisième partie · On comprend la langue · 9–18 minAlors ?

Pourquoi choisir le direct ou l’indirect ?

Discours direct

Elle me disait : “Tu peux recommencer.”

Discours indirect

Elle me disait que je pouvais recommencer.

1Dans un portrait, laquelle fait davantage entendre les mots de la personne ?

2Pourquoi pourrait-on préférer l’autre formulation ?

Le discours direct…

peut donner davantage de présence et d’immédiateté à la voix.

Le discours indirect…

peut intégrer plus fluidement les paroles au récit.

Ce n’est pas une règle esthétique absolue : c’est un choix, selon l’effet recherché.

Maintenant, utilisons cette ressource grammaticale pour transformer des portraits trop généraux en petites scènes vivantes.

Entrée étape suivante
La phrase de départ · une qualité, aucune scène

Ma grand-mère était généreuse.

Exemple préparé · proposition AModèle A · à comparer

Elle donnait beaucoup de cadeaux.

un adjectif remplacé par une action
Exemple préparé · proposition BModèle B · à comparer

Tous les dimanches, elle préparait un repas pour ses voisins.

un moment précis, une action concrète : une habitude
La dernière amélioration

Tous les dimanches, elle préparait une assiette supplémentaire, même quand personne n’avait annoncé sa visite.

une précision qui laisse le lecteur interpréter
une qualité→une action→une habitude→une précision→le lecteur imagine
Quatrième partie · La machine à remplacer · 18–28 minÀ vous !

Une qualité, aucune scène

1Que comprenez-vous ?

Réponse possible · exemple préparéRéponse possible · à comparer

Qu’elle aimait aider ou donner.

relanceD’accord. Mais est-ce que nous arrivons vraiment à l’imaginer ?

relanceMais pouvons-nous être encore plus précis ? Quel cadeau ? À quel moment ? Pour qui ?

2Qu’apporte la dernière précision ?

Le lecteur interprète lui-même la générosité : on ne la nomme plus, on la voit.

Entrée étape suivante
La phrase de départ · un verbe général, aucune voix

Mon oncle m’encourageait toujours.

Exemple préparé · propositionModèle · à comparer

Il me disait : “Tu peux essayer encore.”

une parole, au discours direct
Exemple préparé · au discours indirectAu discours indirect · à comparer

Il me disait que je pouvais essayer encore.

tu → je, peux → pouvais, que : la parole entre dans le récit
La proposition enrichie

Après chaque examen, mon oncle m’attendait devant le portail avec deux cafés. Il me disait : “Tu peux essayer encore.”

une habitude, un lieu, un objet, puis la parole
Une phrase générale→une action→un détail→une parole→un portrait vivant
Quatrième partie · La machine à remplacer · 18–28 minEt avec la grammaire ?

La machine avec la grammaire du jour

1Qu’est-ce qu’il pouvait dire pour vous encourager ?

relanceTrès bien. Maintenant, pouvez-vous intégrer cette parole au discours indirect ?

2Et si nous voulions faire apparaître une scène autour de cette parole ?

3Que voit-on dans cette nouvelle version ?

4Que nous apprend ce détail sur leur relation ?

5Que changerait le discours indirect ?

Entrée étape suivante
Cinquième partie · On écrit · 28–34 minPrends la plume !

À vous de faire apparaître quelqu’un.

Rédigez un court portrait de 60 à 90 mots environ. Faites découvrir une personne à travers une habitude, un détail concret et une parole rapportée au discours direct ou indirect. Essayez de faire comprendre ce qu’elle représente sans nommer directement l’émotion.

Une personne réelle, fictive, inventée, ou inspirée d’un personnage de roman ou de film. Aucune confidence n’est obligatoire.

1Une habitude« Chaque mercredi… », « Elle avait l’habitude de… », « Quand j’étais enfant… »
2Un détailUn geste, un lieu, un objet, une heure ou une action précise.
3Une parole rapportéeAu discours direct ou indirect.
4Une dernière phraseUne phrase qui prolonge l’impression, au lieu d’expliquer entièrement l’émotion.

Ne pas nommer l’émotion est une contrainte d’écriture temporaire, pour expérimenter un procédé : pas une règle de littérature.

Entrée étape suivante
Cinquième partie · On écrit · 28–34 minTrois chemins.

Trois parcours

Coup de pouceUne structure guidée
  • Quand j’étais…, il/elle…
  • Chaque…, il/elle…
  • Il/elle me disait : “…”
  • ou : Il/elle me répétait que…
  • Aujourd’hui encore, …
Des verbes
attendreposergarderrangerpréparerrépéterlaisserregarderrapporters’asseoir
La fréquence
chaquetous lestoujourssouventd’habitudele mardià six heuresavant de partiraprès chaque
En autonomieLes quatre critères, rien d’autre
  • Une habitude ou un geste caractéristique.
  • Un détail concret qui permet d’imaginer la personne.
  • Une parole rapportée correctement.
  • Une dernière phrase qui laisse une impression sans tout expliquer.
Pour aller plus loinQuatre choix d’écriture
  • Choisir consciemment entre discours direct et indirect, et savoir pourquoi.
  • Varier le rythme des phrases : une longue, une courte.
  • Rendre la dernière phrase moins explicative : un fait, et on s’arrête.
  • Supprimer un adjectif général au profit d’un détail.

Même objectif, trois chemins. Chacun·e choisit, et peut changer en cours de route : ce n’est pas un classement.

Entrée étape suivante
Cinquième partie · On écrit · 28–34 minPssst !

Avant d’écrire : un exemple de planification

Dans une classe réelle, huit à dix minutes de rédaction viennent ici. Dans cette démonstration, on prépare un texte, puis on travaille sur deux exemples fictifs.

Exemple préparé · une planification possibleExemple de planification · à comparer
Personnage…une tante
Habitude…elle attendait dans la cuisine
Détail…une tasse de thé sur la table
Parole…« Tu peux recommencer. »
Effet recherché…faire comprendre qu’elle rassurait le narrateur

Voyons maintenant deux exemples fictifs de portraits et réfléchissons à la manière de les améliorer.

Entrée étape suivante
Production fictive A · un portrait déjà efficace

Chaque jeudi, ma tante m’attendait devant le collège avec un petit sac en papier, toujours le même, un peu froissé. À l’intérieur, il y avait deux biscuits, jamais trois. Elle disait : “Le deuxième, c’est pour demain.” Mais elle savait très bien que je mangerais les deux avant d’arriver à la maison, et elle ne disait rien. Aujourd’hui, je passe parfois devant cette boulangerie sans y entrer.

une habitudeun détailune paroleune fin ouverte
Sixième partie · On révise · 34–42 minBravo.

Production fictive A

1Quel détail rend cette personne particulièrement présente ?

Exemple préparé · proposition d’apprenant·eModèle à comparer · réponse possible

Les deux biscuits, jamais trois : on voit le sac, et on comprend la tante sans qu’on nous l’explique.

2Quel effet produit le discours direct ?

Réponse possible · exemple préparéRéponse possible · à comparer

On entend une phrase que la tante pouvait répéter. Elle devient plus présente dans le récit.

un détail précis : deux biscuits, jamais troisune parole rapportée au discours directune dernière phrase qui laisse une impression

Aucune correction : ce texte fait ce qu’on lui demande. Le réécrire pour le réécrire n’apprendrait rien.

Entrée étape suivante
Production fictive B · un portrait à améliorer

Ma tante était vraiment gentille et très importante pour moi. Quand j’avais des problèmes à l’école, elle m’aidait beaucoup. Elle m’attendait souvent dans la cuisine, le soir, avec un thé, et elle m’écoutait longtemps. Elle me disait toujours que tu pouvais recommencer après un échec. Avec elle, je me sentais compris. C’était une personne extraordinaire. Je l’aimais énormément et elle m’a beaucoup appris sur la vie.

la précisionle discours indirect
Sixième partie · On révise · 34–42 minAu travail.

Production fictive B

Lire d’abord, sans annotation. Puis valoriser, puis choisir.

1Qu’est-ce qui fonctionne déjà dans ce portrait ?

Exemple préparé · proposition d’apprenant·eModèle à comparer · réponse possible

Il y a une habitude : elle attendait dans la cuisine, le soir, et elle écoutait.

une intention claire : la tante qui aideune première situation concrète : la cuisine, le soir
Priorité A · La précision de l’écriture

« vraiment gentille » : une qualité nommée, aucune scène

Priorité B · Le discours indirect

« que tu pouvais » : le pronom ne suit pas le point de vue du narrateur

Entrée étape suivante
Le passage ciblé · production B

Ma tante était vraiment gentille.

Exemple préparé · proposition de révisionModèle · à comparer

Elle était toujours là quand j’avais des problèmes.

on comprend mieux son rôle, mais la phrase reste générale
Exemple préparé · une autre propositionUn autre modèle · à comparer

Elle s’asseyait avec moi dans la cuisine et m’écoutait.

une action et un lieu : une scène commence
La proposition enrichie

Elle posait sa tasse de thé, fermait son livre et m’écoutait jusqu’au bout.

trois gestes, un objet : le lecteur voit
Sixième partie · On révise · 34–42 minPlus précis.

Amélioration stylistique

1Comment montrer sa gentillesse sans utiliser le mot gentille ?

relanceQue faisait-elle exactement ?

relancePouvons-nous ajouter un détail pour rendre la scène plus précise ?

Le lecteur n’a plus seulement une qualité à comprendre. Il peut imaginer une scène.

Entrée étape suivante
Le passage ciblé · production B

Elle me disait toujours que tu pouvais recommencer après un échec.

Exemple préparé · propositionModèle · à comparer

Que je pouvais recommencer.

La correction

Elle me disait toujours que je pouvais recommencer après un échec.

Sixième partie · On révise · 34–42 minQui parle ?

Amélioration grammaticale

?Si la tante s’adressait au narrateur, quel pronom doit-on utiliser dans ce récit au discours indirect ?

Pourquoi. La tante s’adressait au narrateur. Le narrateur rapporte ses paroles depuis son propre point de vue : je est nécessaire dans cette version.

Ce qui fonctionne déjà. Vous aviez déjà choisi une structure de discours indirect. Nous l’avons ajustée pour respecter le point de vue du narrateur.

Entrée étape suivante
Après · la version révisée

Quand j’avais des difficultés à l’école, ma tante m’attendait dans la cuisine, le soir. Elle posait sa tasse de thé, fermait son livre et m’écoutait jusqu’au bout, sans jamais regarder l’heure. Elle me répétait, chaque fois, que je pouvais recommencer après un échec. Avant de partir, elle laissait toujours la lumière allumée dans le couloir. Aujourd’hui encore, quand je rentre tard chez moi, je remarque cette lumière.

Sixième partie · On révise · 34–42 minEt maintenant ?

Version révisée

Ce que le texte a gagné, et ce qui reste un choix.

Conservéla situation, la personne et son rôle auprès du narrateur : la tante, la cuisine, le soir, l’écoute, l’encouragement
Enrichiles gestes, les objets et les détails : la tasse de thé posée, le livre fermé, l’heure qu’elle ne regarde pas, la lumière du couloir
Corrigéle pronom qui rapporte ses paroles : « que je pouvais », depuis le point de vue du narrateur
Un choix stylistiquela dernière phrase : un fait qui reste, au lieu d’une conclusion qui explique tout ; d’autres fins seraient possibles

Un bon feedback ne remplace pas la voix de l’apprenant·e : il l’aide à devenir plus précise.

Cette révision est un exemple parmi d’autres. D’autres versions seraient tout aussi pertinentes.

Entrée étape suivante
Septième partie · On donne à lire · 42–45 minOuvre l’œil !

Je vérifie mon portrait

Une fiche à garder sous la main pendant la révision. Une case non cochée vous indique une piste possible pour améliorer votre portrait.

Septième partie · On donne à lire · 42–45 minTic-tac !

Deux questions pour vérifier

1Comment transformer une qualité abstraite en détail concret ?

Réponse possible · exemple préparéRéponse possible · à comparer

En montrant ce qu’on voit : une habitude, un geste, un objet. « Ma grand-mère était généreuse » → « Tous les dimanches, elle préparait une assiette supplémentaire. »

2Dans un récit au passé, comment rapporter : “Tu vas réussir” ?

Réponse possible · exemple préparéRéponse possible · à comparer

Elle me disait que j’allais réussir.

tu → jevas → allais
Aujourd’hui, je sais…
  1. 1Faire apparaître une personne par un détail.
  2. 2Rapporter ses paroles correctement.
  3. 3Choisir une formulation selon l’effet recherché.
  4. 4Réviser mon portrait.
Prolongement facultatif

3Et vous, direct ou indirect, dans votre portrait ? Pourquoi ?

le direct : la voix telle quelle, une phrase reconnaissable, de la présencel’indirect : la parole fondue dans le récit, sans ruptureles deux se défendent : ce qui compte, c’est l’effet recherché
Entrée étape suivante
Septième partie · On donne à lire · 42–45 minUne seule personne.

À qui aimeriez-vous donner votre texte ?

Aucun texte personnel n’est partagé sans l’accord de son auteur·e. « À personne, pour le moment » est une réponse complète.

La grammaire permet de faire entendre sa voix. Les détails permettent de faire apparaître la personne.

Entrée étape suivante
Ta-dam !

Elle disait
toujours…

Parfois, un détail suffit pour raconter toute une personne.

→ espace avancer  ·  ← reculer
S sommaire  ·  F plein écran
Entrée passer à l’étape suivante  ·  K espace caméra  ·  P mode participants
M couper ou remettre le son
C le conseil pédagogique de la diapositive
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