Chut, on écoute.

Elle disait toujours

Écrire à quelqu’un qu’on aime, sans jamais le lui dire. Une chanson pour partir, et une seule règle.

Production écrite Niveau B2 60 minutes
Sur vos écrans : · code ---- Mode direct non configuré : les post-it se remplissent au tableau.

Aimer, manquer, triste, formidable : interdits. C’est la chanson qui donne la règle : elle vous touche, et elle ne dit jamais « je t’aime » une seule fois.

Une jeune femme écrit dans un carnet en tenant la photographie d’une femme âgée. Un trait relie la photo à la page, avec un cœur rose au milieu.
Première partie

On écoute

environ 12 minutes 01
Deux écoutes.

La chanson

8:00
Première écoute Trois choses concrètes

Un objet, un lieu, un geste, une heure. Pas ce que vous avez ressenti. Notez les mots, pas les phrases.

Deuxième écoute La fin, les messages

À la fin, des voix se succèdent avec des phrases très ordinaires. Qu’est-ce qu’elles nous apprennent sur les gens qui les disent ?

Les paroles ne sont pas dans ce fichier. Si vous les projetez, gardez-les pour la deuxième écoute seulement.

Au mur !

À qui vous avez pensé

Un prénom, ou un lien.
Rien d’autre, et rien à expliquer.
La question.

Comment elle fait ?

Écoutez la classe d’abord.
Les cartes ne s’ouvrent qu’après.

Cette chanson vous a fait quelque chose. Et pourtant, elle ne dit jamais « je t’aime ». Alors qu’est-ce qui a fait le travail ?

Ce que la classe vient de trouver, c’est la règle de la séance. Vous n’avez plus qu’à l’appliquer.

Deuxième partie

On regarde

environ 11 minutes 02
Ouvre l’œil !

Le texte modèle

Un exemple, pas un modèle à copier. Sept morceaux, aucun mot d’émotion. Cliquez pour les voir.

Ici l’auteur dit « tu » et répète une phrase.
Vous n’êtes pas obligés : seule la règle des mots compte.
Interdit !

Les mots interdits

Chacune est une conclusion.
Cliquez pour voir l’observation qui l’a produite.

Chacune de ces phrases est une conclusion. Elle dit ce que vous avez compris, et elle empêche le lecteur de le comprendre lui-même. À la place, on écrit ce qu’on a vu et qui a produit cette conclusion.

Pendant la rédaction, ils sont surveillés : si l’un apparaît, il s’allume. Rien ne vous empêche d’écrire, mais vous saurez.

À vous !

La machine à remplacer

Quel moment précis ?
Et qu’est-ce qui se voyait ?
La phrase creuse

Ce qui se voyait

à vous de le dire

Troisième partie

On écrit

environ 20 minutes 03
Prends la plume !

Votre texte

Cent cinquante mots, à vingt près. À qui vous voulez, comme vous voulez. À la personne ou sur la personne, peu importe.

Une seule règle : aucun mot d’émotion. Des phrases qu’on se dit, des choses qu’on fait, des détails qui ne s’inventent pas.

13:00
· code ---- Mode direct non configuré : on écrit ici, au clavier.
Les mots interdits aucun ne doit apparaître
Aucun de ces mots dans votre texte.
Mon texte Brouillon
Les textes de la classe150 mots
0 mots Environ 150 mots.
Ouvre l’œil !

Cinq choses à chercher

La première suffirait presque.
Les quatre autres sont là pour la rendre possible.

Relisez votre texte et cochez. Une case vide, et le lecteur ne retrouvera personne.

Ta-dam !

Les textes de la classe

Les textes envoyés, dans l’ordre d’arrivée. On en ouvre un d’un clic. Chacun repartira avec celui de quelqu’un d’autre.
Les deux textes d’exemple ne sont pas de la classe : ils servent à montrer la forme.

· code ---- Mode direct non configuré : les lettres circulent sur papier.
Aucun texte pour l’instant.
Les textes reçus
Quatrième partie

On donne à lire

environ 8 minutes 04
Une seule personne.

À qui vous le donnez

8:00

Vous choisissez qui le lit. Une personne dans la classe, celle que vous voulez. Rien ne passe au tableau, rien n’est noté, et personne n’est obligé.

Le lecteur dit une chose Ce qu’il sait maintenant Pas si c’est beau, pas si c’est bien écrit. Une chose qu’il sait sur cette personne et qu’il ne savait pas avant.
Et une deuxième Le détail qui est resté Lequel lui revient sans qu’il relise ? C’est presque toujours un objet ou une heure, presque jamais un adjectif.
L’auteur ne se justifie pas Il écoute, et c’est fini Pas d’explication, pas de « en fait je voulais dire ». Si ça a besoin d’être expliqué, c’est que ça manquait au texte.

Si quelqu’un préfère ne montrer son texte à personne, c’est une réponse acceptable. Il l’a écrit, c’est l’essentiel.

Ta-dam !

Ce qu’on garde

01 Nommer l’émotion l’éteint « Elle me manque » ne fait rien sentir.
« L’escalier est silencieux », si.
02 Un fait daté vaut dix adjectifs En février 2019, onze jours, tous les jours.
Un jour, une heure, un chiffre. Le reste s’invente.
03 Une phrase qu’on se dit vaut tout « Rentre vite » ne déclare rien.
Et on sait exactement ce que c’est.
04 La fin ne conclut pas Un dernier fait, et on s’arrête.
Une morale referme ce que le texte venait d’ouvrir.

On n’écrit pas ce qu’on ressent. On écrit ce qui l’a produit, et le lecteur ressent à votre place.

Pssst !

Comment on écrit à quelqu’un

Tout est masqué. Demandez à la classe, puis cliquez pour vérifier.

Ta-dam !

Merci !

C’est fini pour aujourd’hui.

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