Vous annoncez une décision que vous n’avez pas prise, à des gens qui vont mal la prendre. Et vous connaissez une raison que vous n’avez pas le droit de dire.
Ne pas avoir le droit de dire une chose n’autorise pas à taire les autres. À la fin, la classe joue les familles et pose les questions que votre note n’a pas traitées. On les compte.
Une note qui garde un secret légitime et traite ces quatre points est honnête. Une note qui se sert du secret pour éviter les quatre ne l’est pas.
Le contenu des dossiers n’est pas à l’écran et ne le sera pas : celui qui lira votre note ne doit pas savoir ce que vous savez. Chaque dossier contient une raison marquée « ne peut pas être communiquée ».
Deux cents mots, à vingt près. Votre dossier reste dans votre main, et la raison réelle avec lui.
Quatre temps : le fait, ce que vous pouvez dire de la raison, ce que ça change et quand, ce qui n’est pas décidé et à qui écrire.
Relisez votre note et cochez. Une case vide, et la famille vous écrira pour la réclamer.
Les notes envoyées, dans l’ordre d’arrivée. On en ouvre une d’un clic. Chacun repart avec celle de quelqu’un de l’autre moitié.
Chacun reçoit la note de l’autre moitié, sur une situation qu’il ne connaît pas. Il joue la famille et pose seulement les questions restées sans réponse.
Les deux dossiers cachaient une raison, mais pas pour le même motif. Lequel des deux secrets vous paraît le plus légitime ?
Annoncer une mauvaise nouvelle, ce n’est pas l’adoucir. C’est faire en sorte qu’on n’ait pas à la redemander.
Tout est masqué. Demandez à la classe, puis cliquez pour vérifier.
C’est fini pour aujourd’hui.